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BGFIBank Cameroun : une double certification inédite

BGFIBank Cameroun se distingue par une double certification dans le domaine de la prévention de la criminalité financière, couvrant notamment la corruption et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À travers cet entretien, Stella Bongotha, Directrice de la Conformité de BGFIBank Cameroun, dévoile les coulisses de cette démarche de certification, son fonctionnement au quotidien ainsi que les effets structurants qu’elle produit sur l’organisation et la gouvernance de l’entreprise.

Quel rapport BGFIBank Cameroun entretient-elle avec la certification ?

BGFIBank Cameroun entretient une relation étroite avec la certification, qu’elle considère comme un véritable levier d’excellence opérationnelle, de maîtrise des risques et de confiance. À ce jour, la banque a obtenu plusieurs certifications internationales, dont la certification ISO 37001, dédiée aux systèmes de management anti-corruption ainsi que le renouvellement de sa certification AML/CFT relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle est ainsi la première banque au Cameroun et en Afrique centrale à détenir simultanément ces deux certifications dans le domaine de la prévention de la criminalité financière.

BGFIBank Cameroun est également certifiée ISO 9001 v. 2015 pour son système de management de la qualité et PCI DSS, la norme internationale de référence en matière de sécurité des données des cartes de paiement. Ces différentes certifications traduisent l’engagement constant de la Direction Générale à appliquer les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance, de conformité, de sécurité et de qualité de service.

Quels impacts concrets la certification a-t-elle eu sur votre organisation ?

L’obtention et le renouvellement de ces certifications ont eu un impact structurant sur notre organisation. Au-delà de la reconnaissance externe, elles nous imposent une démarche d’amélioration continue qui nous conduit à réévaluer régulièrement nos procédures, nos dispositifs de contrôle, nos outils et nos méthodes de travail afin de les maintenir en conformité avec les meilleures pratiques internationales.

Concrètement, cela a permis de consolider notre système de management anti-corruption et de renforcer notre dispositif de sécurité financière, d’améliorer la performance de nos outils de filtrage et de profilage, et de développer une véritable culture de conformité à tous les niveaux de la banque. Elle s’est également traduite par un renforcement des actions de sensibilisation et de formation de l’ensemble du personnel.

Cette double reconnaissance repose avant tout sur une mobilisation collective et je tiens à remercier en particulier l’équipe de la Conformité ainsi que les autres collègues qui ont contribué à l’atteinte de cet objectif.

Quels seront les prochains défis ? Et que diriez-vous aux entreprises qui hésitent encore ?

Nos prochains défis consisteront avant tout à faire vivre ces certifications dans la durée. L’enjeu n’est pas uniquement de les obtenir ou de les renouveler, mais de continuer à les intégrer pleinement dans notre fonctionnement quotidien. Cela implique de poursuivre le renforcement de notre dispositif en adaptant en permanence nos pratiques à l’évolution des risques, des exigences réglementaires et des standards internationaux.

Aux entreprises qui hésitent encore à s’engager dans une démarche de certification, je dirais qu’il s’agit d’un investissement stratégique bien plus qu’une contrainte. Au-delà de la reconnaissance qu’elle procure, une certification permet de structurer les processus, de renforcer la gouvernance, d’améliorer la maîtrise des risques et d’accroître la confiance des clients, des partenaires et des autorités de supervision.

Plus les entreprises adopteront ces référentiels d’excellence, plus l’ensemble de notre écosystème économique gagnera en transparence, en résilience et en crédibilité.