BIAT, leader bancaire de la Place de Tunis, renouvelle sa certification MSI 20000, norme internationale dédiée à la qualité de la situation financière, pour un 6ème cycle consécutif, cumulant 16 années de conformité continue. Elyes Jebir, Directeur Général, et Hassen Longo, Directeur Général Adjoint, expliquent la constance de leur démarche.
Vous êtes des précurseurs. Qu’apporte la certification sur le long terme ?
Elyes Jebir : Travailler selon des normes est indissociable de notre activité, la banque est une succession de procédures. La certification nous offre un œil extérieur ; pour nous être hissés parmi les leaders bancaires en Tunisie, nous avons déployé et amélioré nos dispositifs internes, avec la mobilisation de nos commissaires aux comptes bien sûr. Certifiés MSI 20000 par un organisme extérieur de référence, la stabilité et les performances de notre institution sont renforcées. Accepter d’autres points de vue est essentiel. J’utiliserais la métaphore du rétroviseur : il est essentiel pour conduire et donc avancer…
Sur le long terme, la certification est aussi un gage de cohérence : elle permet de mettre en place des référentiels communs. De la même manière que les normes comptables IFRS permettent que nous lisions tous la même chose dans un bilan, elle permet une comparabilité sectorielle très positive pour la transparence. Il ne viendrait à personne l’idée de remettre en cause l’existence de normes dans des domaines comme la restauration ou l’hôtellerie, la banque aussi est concernée.
J’ajouterais que la certification, notamment la norme MSI 20000, rassure nos partenaires internationaux, dans le cadre de nos refinancements qui évaluent les risques de contrepartie, quant à la solidité de BIAT.
6ème cycle, 16 années de conformité ! Comment la certification a-t-elle durablement impacté la culture d’entreprise ?
Hassen Longo : Via le contrôle de gestion de la banque, je suis en charge de l’affichage des résultats financiers. La clé du succès, selon moi, est que toutes les équipes soient mobilisées vers le même objectif : poursuivre ensemble notre démarche d’amélioration. Nos process, nos outils, nos indicateurs, tous les pans de la banque sont concernés. Or, toutes les normes du monde, si elles ne sont pas appliquées, ne servent à rien et le jour où un problème surgit, l’écart entre la réalité et les procédures apparaît. Il est donc indispensable d’écrire, mais aussi de mesurer et d’évaluer nos avancées.
En tant qu’« anciens », que diriez-vous aux entreprises qui hésitent ?
Elyes Jebir : Franchissez le pas ! Prenez le temps nécessaire. N’ayez pas peur du chemin, même s’il est semé d’embûches, le travail est toujours constructif. Et au bout du processus, vous trouverez beaucoup plus de tranquillité pour vos clients, vos collaborateurs et vos partenaires.
